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Aujourd’hui, nous ne nous retrouverons pas entre travailleuses et travailleurs, ou en famille, pour partager le 1er mai et la  fête du travail. Cette première fois doit être la dernière. Pour ne plus jamais vivre cela, nous devons transformer notre société. De cette crise sans précédent, nous pouvons construire collectivement de grandes avancées sociales et écologiques.
 
Notre meilleur espoir de réussir, c’est le rassemblement. 
 
Je pense à Éric Piolle d’Europe Écologie-Les Verts qui a ouvert le chemin à Grenoble, je pense à Benoît Hamon et à Guillaume Balas de Génération.s qui défendent ardemment le Revenu universel contre la destruction de nos emplois, je pense à Damien Carême d’EELV qui a créé le Revenu minimum garanti sur la commune de Grande-Synthe, je pense à Julien Bayou d’EELV aussi qui s’est engagé en politique pour « rapprocher la gauche et l’écologie », je pense à Anne Hidalgo qui compris la nécessité de l’écologie à Paris, je pense à Clémentine Autain, initiatrice depuis longtemps du dialogue et de la réconciliation des gauches, je pense à Raphaël Glucksmann qui a lui aussi fait le pari de rassembler au-delà des étiquettes, je pense à toutes celles et tous ceux qui ont entre leurs mains la clef du rassemblement, de la gagne et de la transformation écologique et sociale pour notre pays.
 
Je pense bien sûr aux 11 partis politiques et aux collectifs citoyens, qui, à #Marseille, se sont rassemblés pour créer Le Printemps Marseillais et qui, le 15 mars 2020 ont prouvé qu’il est désormais possible de gagner le pouvoir pour transformer notre ville. Nous avons montré l’exemple et nous allons bientôt transformer l’essai. 
 
Je pense à Benoît Payan, notamment, qui a porté comme personne et continue de porter la volonté de rassemblement et l’espoir de la gagne. Et je pense à vous, à nous, dont la mobilisation et dont l’implication militante et le vote aux élections, sont les premières pierres du changement.
 
Nous devons continuer à travailler notre culture commune, à échanger ce que nous partageons. A cette condition, nous arriverons à refonder notre ville sur des bases durables pour que le peuple de Marseille retrouve son identité, son caractère fraternel et pluriel.
 
Nous sommes, ensemble, les porteuses et porteurs du flambeau de l’espoir. A l’heure de la crise et du dérèglement climatique, nous devons être toutes et tous conscients qu’il y a des changements radicaux que nous devons construire. Ce tournant doit en priorité changer la vie des habitants des dits quartiers populaires et de toutes celles et ceux qui auront été fragilisés par la crise.
 
Relocalisation de l’économie, circuit courts, transition énergétique (premier levier de création d’emploi aujourd’hui), alimentation saine, locale et bio à petit prix, alternatives à la voiture individuelle et démultiplication des transports collectifs, renforcement des services publics et des solidarités nationales, européennes et internationales, rééquilibrage des territoires par respect et mesure d’égalité envers les habitants des quartiers dits populaires. Voilà le cocktail qui nous permettra de résister collectivement face aux crises, aux effondrements environnementaux et au tragédies sociales.
 
Cette énumération n’est pas un marché de la promesse politique. C’est une vision cohérente pour une société qui tourne dans le bon sens, qui peut faire face aux crises à venir et qui montre l’exemple dans le monde.
 
Je souhaite que ce 1er mai soit le dernier confiné et le début d’une grande transformation sociale et écologique pour une société qui ne craint ni son passé, ni son présent, et encore moins son avenir. 
 
Aujourd’hui, je rends hommage à toutes les travailleuses et à tous les travailleurs qui sont en première ligne de la pandémie ou obligés de travailler un 1er mai et à toutes celles et tous ceux qui ont construit les solidarités dans les quartiers, les collectes alimentaires et les cagnottes. Ils et elles sont le coeur de notre société.
 
Photo : Lucy Vigoureux, Marseille, 2018

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