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A partir d’aujourd’hui, 15h35, les femmes, en France, travaillent gratuitement jusqu’à l’an prochain. Car en 2016, les salaires des femmes étaient toujours 15,2% inférieurs à ceux des hommes.

Cette statistique est d’autant plus douloureuse, que les femmes supportent, souvent en silence, des peines bien plus lourdes. 12% des femmes ont été victimes d’un viol. 44% d’entre elles sont mineures et pour la moitié d’entre elles, sont âgées de moins 12 ans. Dans 2% des cas, une condamnation est prononcée.

Les femmes ont depuis bien trop longtemps prêté gratuitement leur dignité et leur force de travail.

C’est pourquoi, la France doit prononcer un pardon public. Un pardon, non par les mots mais par des actes. Il est temps de légiférer.

L’interdiction de l’inégalité de salaire entre les femmes et les hommes doit être inscrit dans la loi. Mais cela ne suffira pas. Des moyens d’accompagnement et de contrôle, obligatoires, doivent être mis en place. Des grilles de salaires et de primes strictes, une obligation de transparence et de publication des statistiques internes aux entreprises, le renforcement des moyens de l’inspection du travail, la saisine automatique de la Justice en cas d’inégalités et de discriminations, l’alourdissement drastique des sanctions financières, un congé paternité obligatoire et un congé parental partagé femmes/hommes et mieux rémunéré, …

Mais il faut aussi faire évoluer les mentalités. L’Ecole de la République est le lieu où la réflexion sur l’égalité doit être mis en oeuvre, notamment grâce à une véritable éducation à l’égalité et à la lutte contre les violences dès la maternelle. Pour cela, l’extension des politiques de promotion de la mixité des orientations scolaires et des métiers est nécessaire, afin de lutter contre les stéréotypes sexistes, y compris via des manuels scolaires sans stéréotypes. La formation des enseignant-e-s à l’égalité femmes-hommes et à la déconstruction des stéréotypes sexistes est aussi nécessaire.

En politique enfin, on ne peut plus attendre. Le Parlement français est composée d’un peu plus de 30% de femmes seulement.  D’une manière générale, la représentation politique doit se féminiser, rajeunir et se diversifier pour être en phase avec une société forte de sa pluralité. Pour cela, une discussion pour la généralisation du scrutin binominal aux élections (élection simultanée d’un homme et d’une femme) pourrait être ouverte.

Michèle Rubirola, Conseillère Départementale des Bouches-du-Rhône (Marseille, EELV) & Théo Challande, Conseiller Fédéral Europe – Ecologie Les Verts

 

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