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Insalubrité, ordures délaissées, menace pour la santé publique, chantier en attente , c'est le lot quotidien des…

Publié par Michèle Rubirola-Blanc sur mardi 22 août 2017

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  • mercredi 23 août 2017 12:20 sur http://www.lamarseillaise.fr/marseille/societe/63013-marseille-ces-rues-qui-croulent-sous-les-ordures

Mais où sont donc les services de nettoyage ? Les habitants de la rue de la Fare seraient-ils des citoyens négligeables ?

La rue de la Fare, dans le premier arrondissement de Marseille est désormais livrée aux immondices, sans que cela n’inquiète les autorités du secteur et la mairie centrale. Des riverains, mais aussi des élus, alertent contre ce qu’ils considèrent comme un abandon. Voire une injustice.

 

Il est des quartiers et des rues qui ne méritent pas le même traitement, selon la population qui y vit. La rue de la Fare est de ces dernières. Et la place Francis de Pressensé, toujours en chantier depuis des mois et des mois n’échappe pas à cette triste réalité. Un paysage d’immondices, avec les odeurs qui les accompagnent.

Pourtant, c’est un joli coin de Marseille, que l’on n’a peu de peine à imaginer comme l’un de ces quartiers touristiques qui font la fierté, malgré le caractère modeste de leurs habitants, de métropoles plus attentives à l’image qu’elles reflètent. Et peut-être plus regardantes au bien-être et à la santé des citoyens qui y vivent.

Mais cependant les riverains de l’interminable chantier de la place Francis de Pressensé, dont les gravats et les poubelles s’accumulent jusque dans les seuls endroits accessibles aux piétons, ont de quoi décourager les touristes les plus convaincus, qui aiment à trouver dans ces rues un peu de fraîcheur et de dépaysement.

Riverains, élus et responsables d’organismes sociaux ont tenté d’alerter les autorités sur ce laisser-aller qui leur pourrit la vie. Premiers à avoir tirer la sonnette d’alarme, Michèle Rubirola, conseillère départementale, élue dans le premier canton sous les couleurs d’Europe Écologie – Les Verts. Elle-même médecin, elle souligne « les risques sanitaires que cet état de délabrement font encourir aux habitants du quartier comme à ses visiteurs… ».

Ce que confirme volontiers Dolorès, une vieille habitante de la rue de la Fare. « Avant les poubelles étaient à peu près correctement ramassées, même si cela n’était pas parfait. Mais en arriver à ce point, c’est inimaginable. Il y a des endroits où il est parfois impossible de passer sans mettre les pieds dans les ordures . Et cela dure depuis plusieurs mois ».

Un coup de gueule salutaire

Ce que confirme encore Éric Kérimel, directeur général d’Habitat social alternatif qui s’occupe du logement des plus précaires de nos concitoyens. Autrement dit, des sans-abris, atteints de diverses maladies. Une des maisons relais de cet organisation est, rue des Petites-Maries, à deux pas des endroits incriminés. « Un vrai scandale, un état de pourriture qui dépasse l’entendement », affirme-t-il. Et de déplorer que les rats, déjà si présents dans Marseille, fassent leur choux gras de cette situation.

Éric s’est donc fendu il y a deux jours d’un courrier à l’intention de Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7ème arrondissements de Marseille. « Un courrier aimable », précise-t-il, mais de s’étonner que l’on prétendre « développer le tourisme en laissant ce genre de situation perdurer ». La maire de secteur, actuellement en vacances, n’a pas eu le temps de lui répondre. Pas plus qu’à la Marseillaise qui tient elle aussi à l’alerter au nom de citoyens qui ont rarement la parole.

Gérard Lanux

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