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ENVIRONNEMENT Un parking de 450 places doit être construit sous le parc d’ici 2017…

[Publié le Mickael Penverne]

La polémique enfle autour du parc Longchamp. Le célèbre parc du 4e arrondissement, très apprécié des riverains et des mélomanes (il abrite chaque année le festival de jazz des Cinq Continents), devrait accueillir d’ici 2017 un parking de 3.000 m2 et de 450 places. Le dossier traîne dans les cartons depuis des années. Selon le maire de secteur, Bruno Gilles, qui défend le projet, le principe a été voté au conseil municipal en 2006. Mais à mesure que l’échéance approche – la première pierre pourrait être posée d’ici la fin de l’année – l’opposition se renforce.

Samedi, plusieurs centaines d’opposants se sont rassemblées devant le parc pour exiger le retrait « sans délai » du projet. Comme à chaque fois qu’un programme de ce type est contesté, une pétition a été mise en ligne. Elle réclame l’annulation du projet qui menacerait une vingtaine d’arbres « dont certains sont centenaires ». Elle a reçu pour l’instant un peu plus de 700 signatures. Mais l’affaire vient de prendre un tournant politique avec Michèle Rubirola, conseillère départementale Europe Ecologie-Les Verts, qui réclame désormais l’organisation d’un référendum local.

« Je ne suis pas un déforestateur ! »

« Nous appelons une majorité de Marseillais à se prononcer pour la préservation et l’amélioration du parc Longchamp, explique-t-elle dans un communiqué. Plutôt que de construire un parking privatisé uniquement rentable grâce aux subventions publiques, nous préférons ouvrir le parc plus tôt le matin, replanter des arbres, créer un jardin botanique, (…) des potagers partagés avec les écoles ».

« Ils sont fous, s’exclame le maire de secteur Bruno Gilles. Le référendum a déjà eu lieu en 2008 et 2014 lors des deux dernières municipales. S’ils ne sont pas d’accord, ils n’ont qu’à gagner les élections ! » Selon l’élu, les quatre CIQ du quartier, et les associations de commerçants seraient favorables à ce projet. « Et nous avons pris toutes nos précautions, précise-t-il. Sur le toit du parking, il y aura une jardinière où des arbres seront plantés. Et les entrées et sorties de voitures se feront sur le boulevard Cassini, et non sous les fenêtres des riverains ».

De ZAD en ZAD

Bruno Gilles affirme également conserver un « attachement personnel » au parc Longchamp : « J’ai appris à marcher dans ce parc. Je ne suis pas un « déforestateur » ! (sic) » L’élu garde en mémoire l’exemple de l’ancien parc Michel Lévy, dans le 6e arrondissement, qui a été démoli pour laisser la place à un immeuble. Sa destruction en janvier avait mobilisé pendant quelques jours des militants écologiques qui avaient créé la première ZAD (zone à défendre) de la ville, sur le modèle des ZAD de Notre-Dame des Landes et de Sievens.

Même si elle avait échoué, cette première mobilisation spectaculaire, menée notamment par le militant David Escalier, avait été suivie d’une autre, quasiment identique quelques semaines plus tard, à l’îlot Chanterelle dans le premier arrondissement. Sans succès là non plus. A quand le tour du parc Longchamp?

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